où est l'eldorado ?

"In Search of Eldorado"
a film by Jean-Frédéric de Hasque

produced by Michigan Films, in co-production with CBA,
with the support of Communauté Française de Belgique et des télédistributeurs wallon,
and Direction Générale de la Coopération au Développement.

documentary, 16/9, 75 minutes, 2009

official website : www.ouestleldorado.be

— synopsis

EN— They are 25 years old, students at Bamako University. They are the new generation. The ideas and influence of Yambo Ouologuem, who is radically opposed to white people, have inspired them to establish a club in his name.

FR— Ils ont 25 ans, étudiants à l’université de Bamako, ils forment la nouvelle génération. Séduits par la pensée et l’aura de l’écrivain Yambo Ouologuem qui s’oppose radicalement aux blancs ils ont créé un club à son nom.

— distribution

• Festival Quintessence, Bénin, 2010
• Shoot Me Festival, Pays-Bas, 2009
• Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, novembre 2009

— credits

• directed by Jean-Frédéric de Hasque
• production : Sébastien Andres, Olivier Burlet, Jean-Frédéric de Hasque
• film editing : Bruno Tracq
• sound : Thomas Grimm-Landsberg
• sound mix : Pascale Schaer
• grading : Olpy

— trailer english

— trailer français

— video on demand

on Universciné Belgique

— présentation (in french)

Ils ont 25 ans, étudiants à l’université de Bamako, ils forment la nouvelle génération. Séduits par la pensée et l’aura de l’écrivain Yambo Ouologuem qui s’oppose radicalement aux blancs ils ont créé un club à son nom.

Ce film est le portrait de cinq jeunes, à travers eux, en leur compagnie, je veux parler des aspirations, des envies que l’on a aujourd’hui, quand on a 25 ans en Afrique. Ils vivent à Bamako, capitale du Mali, pays pauvre mais en paix. Ils sont étudiants, vont à l’université, ils sont attentifs aux rapports entretenus avec l’occident, veulent questionner cette envie d’aller ailleurs, de quitter le pays, leur culture, celle de leurs parents.

Je les ai croisé lorsque j’étais à la recherche de Yambo Ouologuem, homme qui fut un écrivain célèbre et qui ne veut plus voir les blancs aujourd’hui. Son attitude agissait sur moi comme un aiguillon, exacerbait mon envie de le rencontrer, de pousser plus loin ma recherche. Celle-ci s’est transformé en une rencontre avec cinq jeunes, qui le connaissent et qui ont lu son oeuvre.

Ils sont fasciné par cet homme qui a une attitude radicale face à l’occident. Ils connaissent le sort réservé aux clandestins et aux sans papiers, mais ne peuvent s’empêcher de lorgner avec gourmandise vers ce riche occident qui changerait leur vie.

J’ai vécu en compagnie de chacun, partagé leur quotidien à l’université, dans le quartier où ils habitent. J’ai rencontré leurs amis, débattu de cette envie de partir, de cette nécessité de chercher l’eldorado, comme l’a nommé l’un d’entre eux dans un texte qu’il a écrit, un soir d’amertume.

Informé par le net, la télévision, la presse, par leurs lectures diverses de ce qui se passe dans le monde entier, il est difficile pour eux de vouloir rester dans une partie de ce monde où leur avenir semble bouché.

A la différence de Ouologuem qui a écrit son livre en 1968, en pleine période des Indépendances, époque où l’on se disait : tout est possible ! Eux vivent aujourd’hui une morosité et un pessimisme ambiant terrible.
Tout au long de nos rencontres existera cet écueil, l’obstacle, ce voyage que je peux faire mais qu’eux ne peuvent faire en sens inverse. La discussion autour de ce bout de papier, ce visa qu’ils ne peuvent obtenir pour aller dans les verdoyantes prairies où l’herbe est très grasse. Ensemble nous essaierons toujours de dépasser cet état de fait, sans le nier, pour construire à travers les discussions, les lieux découverts, les rencontres une voie possible pour cheminer de concert, pour se créer un espace d’expression, où leur voix, leurs opinions puissent exister et être entendue.

— stills